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Dans le ventre du dragon

The Limits of control : quand Jim Jarmusch prend des airs de David Lynch

Jean-Nic Labrie
19 mai 2009

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Je ne suis pas un grand spécialiste de l’oeuvre de Jim Jarmusch, un cinéaste immensément respecté partout à travers le monde, géniteur d’une oeuvre singulière et déjantée, véritable objet de fascination pour ses nombreux fans.

Du peu que j’ai vu de lui (ça se limite à Stranger than paradise et Dead man, pour dire la vérité), je suis plutôt mal placé pour commencer à décortiquer son propos, mais je suis néanmoins capable de dire que le mec suscite mon admiration, ne serait-ce que pour ce parcours atypique auquel il nous a habitués tout au long de sa carrière. Rare privilège que celui-ci, le type fait EXACTEMENT les films qu’il veut. Il en a visiblement rien à foutre des sirènes d’Hollywood, en plus de toujours miser sur un casting en béton armé dans la plupart de ses productions. Pour un acteur, faire un film avec Jarmusch, ça passe très bien dans un CV. Parlez-en à Bill Murray, qui semble avoir rejoint pour de bon la clique à Jim…

Pour certaines personnes de mon entourage, Jarmusch fait partie de leurs tops 10 de cinéastes favoris. Pour être honnête, je ne sais pas si cette mention tiendra encore la route bien longtemps, après avoir vu The Limits of control, un film lent, long, et pour le moins incompréhensible…

J’exagère à peine là ; quand on est sortis de la salle, mon pote Alexis et moi, on devait avoir chacun un gros point d’interrogation au-dessus de nos têtes, en caractère gras, parce qu’on a compris que dalle de ce film visiblement à haute teneur métaphorique, truffé de symboles à côté duquel on a probablement passé à côté…

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Serait-ce son premier véritable faux pas ? Je lance la question…

La bande-annonce…

Une entrevue de Jarmusch…

Un commentaire
  • La fille là
    27 mai 2009

    Comparer The limits of control avec du Lynch, c’est paresseux. Cette «lenteur», elle se prend très bien. Je peux comprendre que cette continuité peut être frustrante pour certains, mais pourtant, elle est intelligemment remplie de surprises et d’humour. La musique, bien que trop reliée au mouvement et au changement, est excellente. Pis y a le bonhomme là, le pince-sans-rire qu’on a l’impression de connaître même si on ne sait rien de lui. Comme pour nous féliciter d’avoir fait confiance au héros et d’être devenu son chummy, Jarmusch nous le dévoile un peu plus à la fin. Délivrance! Clin d’oeil! Si tu es sorti avec un gros point d’interrogation, c’est que ta conscience logique a trop essayé de vouloir comprendre quelque chose d’inutile, à défaut d’avoir pu pousser un «ahh» rassuré quand tout est expliqué à la fin. C’est dommage parce que moi je suis sortie avec trois p’tits points au dessus de ma tête parce que j’ai su apprécier l’oeuvre comme elle doit être appréciée.

Dans le ventre du dragon

Jean-Nic Labrie

Parce que le ciné c'est aussi Marcel Leboeuf, Christophe Lambert, Jeff Goldblum et Yahoo Serious.

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