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Dans le ventre du dragon

Cachez ce pop-corn…

Jean-Nic Labrie
25 août 2009

Enfin, disait-il. Une bonne semaine de visionnements qui vient de se terminer, avec un film en salles que je suis allé voir avec zéro attentes, et 3 films en DVDs desquels j’anticipais leurs «regardages» depuis longtemps.

Mais avant d’aller plus loin, je voudrais d’abord vous faire part d’un nouveau petit système de cotation qui sera en vigueur sur ce blogue à partir de maintenant. Rien de trop prétentieux là. Juste de l’amusement.

Claude Rajotte était, avec Anthony Kavanagh et Quentin Tarantino, l’une de mes idoles de jeunesse. Sans blagues, Rajotte, je l’admirais. Et en plus, il est originaire de Drummond, comme moé. Raison de plus pour l’aimer.

Je regardais religieusement «Le Cimetière des CD» à l’époque, même que j’enregistrais ses émissions spéciales de fin d’années. Je me les rejouais en boucle, et avec le temps, j’ai réussi à décortiquer la valeur de ses fameuses cotes. J’emprunterai donc à Rajotte le même système, pour les films que je parlerai ici.

Je pourrais prendre la peine d’expliquer l’échelle au grand complet de 1 à 10, mais je m’en tiendrai aux valeurs principales. Faut pas virer fou non plus quand même.

-5 sur 10 : malgré une scène ou deux qui peuvent être assez cool, un film coté 5 se veut généralement soit une grande déception, soit un film pas tellement réussi. Bref, un faux-pas, ou un ratage.

-6 sur 10 : un film sous la moyenne, ni bon ni mauvais. Un film attendu et qui déçoit pourrait se voir octroyer un 6 sur 10. Un 6, ça veut dire qu’il y a plus de mauvais côtés que de bons, sans pour autant être complètement raté.

-7 sur 10 : la fameuse moyenne. Un film satisfaisant sur le coup, bon sans être nécessairement mémorable. «Qui fait la job», autrement dit.

-8 sur 10 : se dit d’un film au-dessus de la moyenne, qui se démarque en se détachant du peloton. Pas un chef d’oeuvre, mais un film qui restera dans la mémoire assez longtemps.

-9 sur 10 : un cas de «presque classique». Vraiment au-dessus de la mêlée, solide et franchement réussi. Très peu de faiblesses et transcende son époque.

-10 sur 10 : alors là, on parle d’un classique, tout simplement. N’importe quel Kubrick genre…

* * *

Bref, j’ai vu un excellent film ce week-end, au cinéma BS. Pas le StarCité, coquins ; le cinéma Banque Scotia. Gnaaaah.

district_9_28

Je suis allé voir District 9 dimanche soir, avec vraiment zéro attentes. Je ne connaissais pas grand-chose de ce film de science-fiction, à part le fait que c’est Peter Jackson qui le produisait, et je savais le buzz autour du film plutôt bon.

Franchement, je ne m’attendais pas du tout à un film de la sorte. J’ai vraiment ADORÉ. Sans blagues.

Un film sud-africain, d’abord un court-métrage, District 9 se veut une superbe métaphore de l’apartheid, avec comme toile de fond des extra-terrestres «humanisés», vivant à Johannesburg depuis 20 ans. Ghettoisés par l’être humain parce que différents d’eux, ces visiteurs particuliers sont relégués à la pire racaille de la ville, vivant comme des esclaves et maltraités pour servir la cupidité de l’homme.

Un film d’été intelligent, ça ne court pas les rues. Et je dois avouer que j’ai été agréablement surpris par ce film-là, superbement réalisé et vraiment loin d’être une tare estivale commune, comme l’ont été Independance Day et The war of the worlds avant lui. Je dirais même que j’ai été ému à quelques reprises…

Oui ça reste un film d’action de ciné-parc, avec du gore parfois gratuit à la Starship Troopers, mais ça ne veut pas dire qu’on se sent épais quand la projection est terminée. Au contraire, on parle ici du meilleur film de l’été 2009.

Un solide 8 sur 10 donc.

Flash-DVD

lemming

LEMMING : un excellent thriller psychologique français réalisé en 2005, du même type qui nous avait donné Harry, un ami qui vous veut du bien il y a quelques années. Le film touche à la fois à la psychologie, voire à la psychanalyse, en décrivant un cas limite de transfert, le tout servi dans un climat glacial et très particulier. Avec Laurent Lucas, Charlotte Gainsbourg et André Dussollier. 8/10

martyrs_17

MARTYRS : Gratuit, sadique, mysogine…Trois mots qui cachent plutôt mal ma déception. Dommage que la deuxième partie soit si nulle, car le premier 45 minutes m’avait carrément pris aux trippes. Saluons la réalisation de Pascal Laugier, efficace et claustrophobique. 7/10

synecdoche_new_york

SYNECDOCHE NEW YORK: Oh boy…Effectivement, c’est un film particulier, mais vraiment, c’est le genre «2e visionnement s’impose». Écrit et réalisé par Charlie Kaufman, moins accessible que ses scénarios que Gondry a réalisés. Mais tout de même, ça frôle le génie tout ça. 8/10

On reconnecte plus tard, avec ma critique du prochain film de Ricardo Trogi, 1981, qui sent l’ego trip assumé à plein nez….

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Dans le ventre du dragon

Jean-Nic Labrie

Parce que le ciné c'est aussi Marcel Leboeuf, Christophe Lambert, Jeff Goldblum et Yahoo Serious.

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