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Dans le ventre du dragon

Souvenirs de Gilles Carles

Jean-Nic Labrie
29 novembre 2009

mortbucheron

Ça y est, Gilles Carle n’est plus. Un triste jour pour le Québec c’est clair, mais en même temps, je suis content qu’il parte. C’est atroce finir ses jours atteint du Parkinson.

C’est probablement grâce aux films de Gilles Carle que j’ai commencé à m’intéresser au cinéma québécois, quand j’étais plus jeune. Je me souviens, j’avais enregistré La mort d’un bûcheron à l’époque, je devais avoir 13-14 ans, le film passait à Canal D tard le soir.

Le type savait drôlement bien scénariser. Ses nombreux personnages étaient toujours très colorés, et il avait un réel talent de dialoguiste. Un film de Gilles Carle, ce n’était jamais banal.

Avec la mort récente de Falardeau, c’est un autre pilier de notre cinématographie qui nous quitte. Et sincèrement, c’est plutôt une mauvaise nouvelle ; ce n’est pas avec des Canuel, des Lance et Compte le film et des Éric Tessier que notre patrimoine cinéma va continuer à cultiver un ton qui lui est propre.

À noter que Gilles Carle a réalisé un film particulier en 1977, L’Ange et la Femme, l’un des tout premiers films non pornographique ever à contenir des scènes explicites.

2 commentaires
  • Yanick Klimbo Tremblay
    29 novembre 2009

    Il ne faut pas oublier la série de Carle, Épopée en Amérique, une excellente série documentaire que j’utilise pour expliquer la bataille des Plaines, la différence entre les Canadiens Français et les Anglais, l’Acte d’Union, le Traité de Paris etc… à mes élèves.

    Cette série en DVD devrait être fournie à toutes les écoles du Québec.

  • jean-nic
    30 novembre 2009

    Tu m’enlèves les mots de la bouche, Klimbo.

Dans le ventre du dragon

Jean-Nic Labrie

Parce que le ciné c'est aussi Marcel Leboeuf, Christophe Lambert, Jeff Goldblum et Yahoo Serious.

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