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Dans le ventre du dragon

Un week-end chez De Palma

Jean-Nic Labrie
1 décembre 2009

dressed3000

Je me suis fait plaisir en fin de semaine. Et malheureusement non, pas de cette façon.

Dimanche après-midi, en plein retour de cuite (merci Voir/Bang Bang pour le beau party), je me suis gossé une mini-rétrospective Brian De Palma bien maison, en pigeant çà et là dans mes archives personnelles. Question de cuver mon vin intelligemment disons.

J’ai un faible pour les thrillers de ce cinéaste légendaire, que l’on considère aujourd’hui comme étant «le digne héritier d’Hitchcock». C’est devenu un cliché éculé, mais reste que c’est plutôt vrai. Le gars sait quoi faire avec une caméra c’est bien évident. Ses films sont toujours spectaculaires visuellement, à défaut de s’appuyer sur de grands scénarios très élaborés. Un peu comme Dario Argento finalement, quoique je considère De Palma supérieur.

J’ai débuté ma rétro avec Dressed to Kill, un suspense envoûtant à la signature typique «De Palma» : des plans de caméras très étoffés, une intrigue délicieusement amenée, et bien sûr, un grand sentiment d’efficacité généralisé. Difficile à croire que ce film ait été aussi souvent nominé aux Razzies de 1981 : pire réalisateur, pire acteur pour Michael Caine et pire actrice pour Nancy Allen….

J’ai aimé. Beaucoup. M’en sacre des Razzies.

Quelques heures avant la Jennifer’s Grey Cup (scusez-là), j’ai le temps de me claquer Blow Out, tourné un an après Dressed to Kill, et peut-être mon film préféré de De Palma. Avec un John Travolta svelte comme un lanceur de javelot, et un John Lithgow malicieusement dangereux. La scène finale, lorsque Travolta tient Nancy Allen dans ses bras sous le tintamarre des feux d’artifices, c’est du grand bonbon comme on dit.

Après ma partie de hockey cosom de 22h (on a gagné 4 à 3 contre Les Oranges), j’ai clos le débat avec Raising Cain, un film de 1992 assez méconnu de sa filmographie. Pourtant, c’est un autre exemple de la maestria du réalisateur. Un autre thriller efficace, peut-être plus pertubant qu’à son habitude, surtout grâce au brio de John Lithgow, extraordinaire dans un rôle assez peu évident (le type interprète un mec afflubé du trouble de la personnalité multiple). Un film assez angoissant, qui reprend vaguement le thème de la transsexualité exploré dans Dressed to Kill. Une boucle bien bouclée, en somme.

Le week-end prochain ? Sais pas encore. Ça se décidera probablement entre Canuel et son Survenant, ou alors Desgagnés et son Idole instantanée. Je me tâte.

Pas encore de commentaire.

Dans le ventre du dragon

Jean-Nic Labrie

Parce que le ciné c'est aussi Marcel Leboeuf, Christophe Lambert, Jeff Goldblum et Yahoo Serious.

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