BangBang : bangbangblog.com

Dans le ventre du dragon

Pour les amateurs d’allégories…

Jean-Nic Labrie
2 avril 2010


Carole Laure, noyée dans le chocolat, une scène marquante du film-culte Sweet Movie.

J’ai fait le plein de films fuckés ces temps-ci. J’avais envie d’un cinéma de répertoire difficile, ça m’arrive parfois. Faut croire que les sirènes d’Hollywood n’arrivaient pas à m’interpeller dans les dernières semaines. J’ai pigé dans les classiques.

J’ai remarqué que tous les films que j’ai regardés récemment proviennent tous de la même période ; le début des années 70.

J’avais déjà vu plusieurs incontournables de cette époque par le passé ; Clockwork Orange, mon introduction au genre «film à regarder uniquement défoncé» (j’avais genre 13-14 ans quand j’ai vu ça la première fois, mon père m’avait acheté la VHS par le biais de la maison Columbia), ça reste un classique, et un méchant bon film. Quand même nommé pour l’Oscar du Meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario en 1972. Pour les curieux, c’est The French Connection qui avait tout raflé cette année-là. Avec Gene Hackman.

Le Fantôme de la liberté, avant-dernier film de Buñuel, ça aussi c’était pas mal bizarre. La cassette s’était promenée à travers toute la famille, quand j’avais fait écouter ça à mon père. Tout le monde s’entendait pour dire que c’était spécial. Ça date de 1974.

Probablement la quintessence du style, The Holy Mountain m’avait pas mal secoué à l’époque, ya pas si longtemps d’ailleurs. Méchant film de malade mental tout de même. L’allégorie symbolique à son paroxysme. 1973.

Dans les deux dernières semaines, je me suis tapé une curiosité ; Sweet Movie, un film franco-canadien réalisé par Dušan Makavejev sorti en 1974, avec nul autre que notre belle Carole Laure nationale, dans toute sa (vraie) splendeur. Pas de blagues là. Juste pour voir sa snatch imprégnée de cacao, ça vaut la peine. Et le réal. a eu l’idée de génie d’inclure la pinte de lait Guaranteed Pure Milk de Montréal dans son film, dans un rôle plutôt étrange. À voir, bien sûr ; la copie Criterion est magnifique.

Le dernier que j’ai vu dans le style ; J’irai comme un cheval fou, de Fernando Arrabal, sorti en France en 1973. À voir, même si pour moi, c’est du sous-Jodorowsky. La fin est pas mal…viscérale. Disons.

Bon congé pascal, ma gang de fuckés :)

2 commentaires
  • Kristof G.
    2 avril 2010

    Étranges classiques et suggestions psychotiques. J’achète. Merci mec! Et joyeuses Pâques (not).

  • Esva
    3 avril 2010

    Cher Jean-Nic,

    Si tu as de la suite dans les idées et dans tes désirs cinématographiques, saches que ta voisine de palier possède une très belle copie de « El topo » en sa possession (un autre Jodorowsky) et qu’à un certain club vidéo, ils ont :
    « Jag är nyfiken : gul » (Je suis curieuse : jaune, de Vilgot Sjöman.
    Et sa suite,
    « Jag är nyfiken : blå » (Je suis curieuse : bleu).
    Toi qui aime tant la Suède…

    Du côté italien, je te suggère Affreux, sales et méchants d’Ettore Scola. En mangeant une large « all dressed » extra peperoni, c’est génial!

Dans le ventre du dragon

Jean-Nic Labrie

Parce que le ciné c'est aussi Marcel Leboeuf, Christophe Lambert, Jeff Goldblum et Yahoo Serious.

À propos de Jean-Nic Labrie

RUBRIQUES