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Dans le ventre du dragon

Face à face Denys Arcand – Stéphan Bureau à Télé-Québec

Jean-Nic Labrie
13 avril 2010

Ce que j’ai hâte de voir Contact demain soir (mercredi), à 20h, sur les ondes de Télé-Québec.

Stéphan Bureau, un mec que je respecte fort, passera l’heure avec Denys Arcand, un Québécois important, qu’on voit hélas trop peu souvent à la télé. Si on exclut la voix qu’il se donne à travers ses scénarios qu’il porte à l’écran depuis une quarantaine d’années, c’est rarissime de voir Arcand exprimer le fond de sa pensée à travers une tribune publique. Pourtant, on parle ici d’un type qui a gagné un Oscar. Quand même pas rien. Le gars a sûrement quelque chose à dire, et avec Bureau aux commandes, le résultat risque d’être fort intéressant.

Pour ceux qui connaissent Contact que de nom, rappelons que le concept de Bureau passe d’abord et avant tout par les puissantes entrevues de fond. Pas du niaisage à la Guy A. Lepage là. Le vrai truc, dans un entretien solidement documenté, esquivant esbrouffe et flaflas, qui sert de «voie d’accès privilégiée à la pensée des invités», dixit le site Internet de l’émission.

Donc, j’ai hâte. Parce que Denys Arcand, j’aime ses films. Beaucoup même. Si j’avais à vous mentionner celui que je préfère, j’irai avec Jésus de Montréal, un putain de grand film, qui s’est rendu aux Oscars et à Cannes, et qui me jette à terre à chaque fois que je visionne. D’ailleurs, j’y pense, je suis dû.

Je comprends qu’on peut l’accuser d’intello bourgeois, de baby-boomer condescendant, et au final, de cinéaste peu intéressant, au message ampoulé et au discours passé date depuis la fin des années 80. C’est peut-être vrai. J’acquiesce, en partie.

Cependant, et c’est extrêmement important à mes yeux, jamais je me suis senti cave en regardant ses vues. J’y voyais au contraire, la possibilité de me sentir big. J’en avais pour mon argent. J’avais de la matière, quelque chose à me mettre sous la dent. C’est du cinéma québécois important, qui joue ailleurs que dans la cour à Canuel, Émond, Bélanger.

J’ai hâte de l’entendre parler. Merci à Lagacé, qui m’a mis la puce à l’oreille, avec un excellent papier.

D’ici là, lequel on se tape en premier ? Le Déclin, ou Joyeux Calvaire ?

Un commentaire
  • Stephanie
    14 avril 2010

    Le Déclin. Probablement le premier film québécois que j’ai vu de ma vie (sans compter les Contes pour Tous) et qui m’a confirmé que nous pouvions vraiment faire des films de qualité au Québec.

Dans le ventre du dragon

Jean-Nic Labrie

Parce que le ciné c'est aussi Marcel Leboeuf, Christophe Lambert, Jeff Goldblum et Yahoo Serious.

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