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Dans le ventre du dragon

Des vues à tire-larigot

Jean-Nic Labrie
14 juin 2010

Je suis allé voir le dernier Jeunet, Micmacs à tire-larigot, la semaine dernière.

Faisait un bail que j’étais pas aller voir une vue au ciné. Et comme j’aime bien Jeunet (la photo, c’est lui), et que je suis cheap (chu allé un mardi) je me suis dit «Pourquoi pas ?». D’ailleurs, l’un des gérants du Quartier Latin, qui était mon boss du temps où je travaillais au cinéma Parisien, m’expliquait après le film la nouvelle «tendance» dans l’industrie ; les mardis sont de plus en plus remplis, et les autres jours de la semaine, week-ends inclus, ya de moins en moins de monde dans les cinémas.

Chu tellement cheap que je vais aller voir Les Amours imaginaires un mardi (critique à venir bientôt évidemment).

Dis donc, je m’écoute parler, et je me dis que c’est de la matière à un futur billet ça ; si vous voulez que je m’exprime là-dessus, je le ferai.

Not !

* * * *

Je n’ai rien à rajouter sur ce qui a déjà été dit sur le film, cela dit ; c’est un bon film, simple et séduisant, un film de transition à mes yeux, vers quelque chose de plus consistant pour les prochains jours. Ça paraît que le mec a tourné ce film «pour garder la main», sans réellement suer. On pourrait accuser le créateur de la Poulain de paresse et de vouloir trop s’auto-congratuler (il a cependant la louable faculté de se recycler lui-même sans se voir en caricature). Voilà, c’est que le mec a trop de talent pour pécher par excès de masturbation, et trouve quand même le moyen de nous divertir et de nous émerveiller avec les mêmes ingrédients pigés à même son bouquin de recettes.

Ça pourrait agacer, mais j’ai choisi le plaisir.

Un petit film tout simple donc, drôle et efficace. Et effectivement, ça ressemble à ses travaux précédents. C’est que la signature de Jeunet est si forte, qu’il est presque impossible de passer outre. Il récupère des trucs dans Delicatessen, dans les Enfants perdus, Poulain, il brasse le tout pour que ça ne sonne pas trop comme le film d’avant.

Ouain, pis ? J’ai eu du fun. Même si j’ai hâte qu’il passe à autre chose.

De toute façon, le leimotiv du film – que plusieurs acteurs répèteront à maintes reprises pendant la vue – n’était pas justement : «C’est d’la récup’» ?

Des tonnes de copies…

Qui dit vente-trottoir dit «5 DVDs pour 20 piasses». Immanquablement.

Je me suis donc promené sur Mont-Royal en fin de semaine, à la recherche de la perle rare pour renflouer ma collection, pour ainsi impressioner le monde qui viendra chez moi regarder une vue. À défaut d’avoir la grosse télé (ça s’en vient…), j’ai trouvé quelques trucs intéressants. Je vous les partage.

HARD TARGET
Le premier film USA de John Woo. Vraiment top, avec un Van Damme au somment de sa forme. J’adoooooore ce film-là.

JUNIOR
Isabelle Lavigne, une fille de l’UQAM, a co-réalisé ceci. Vraiment un bon doc. Je suis de ceux qui ont tendance à penser que certaines formes de documentaires soient condescendantes envers leurs sujets. Et ça me gosse. Junior ne fait pas ça, c’est vraiment juste l’antichambre du hockey junior, filmé avec grande pertinence. Vraiment excellent !

SAINT-ANGE
C’est le premier long-métrage du réalisateur français Pascal Laugier, celui qui a fait Martyrs il y a quelques années. Probablement ma plus belle prise du week-end. Pas vu encore. Une histoire de fantômes pognés dans un orphelinat, quelque part en 1958.

MAELSTRÖM
J’ai vu ça au cégep, il y a maintenant 10 ans (fuck !), et j’avais pas trippé. Un baccalauréat et quelques excès plus tard, mon point de vue a sûrement changé, quoique je me rappelle même pas du film ! À part le poisson là.

STARDOM
Encore un film kèb vu au cégep. À l’époque, je lisais certaines revues de cinéma prestigieuses, et je me rappelle avoir lu quelque part, à propos de ce film, «Le déclin de Denys Arcand». HAHA ! Je la ris encore.

FRANTIC
Un de mes films préférés du cinéaste qui supposément drogue les filles. On y découvre une jeune Emmanuelle Seigner, toute en beauté. Un polar français tourné à la manière d’un thriller américain, ou vice-versa.

THE GOOD THIEF
Remake franco-britannique d’un classique de Jean-Pierre Melville, Bob le flambeur. J’ai pas encore vu l’original. Mais quand je vois Nick Nolte et Emir Kusturica, dans un film de Neil Jordan, ça ne doit pas être si mauvais.

Pas encore de commentaire.

Dans le ventre du dragon

Jean-Nic Labrie

Parce que le ciné c'est aussi Marcel Leboeuf, Christophe Lambert, Jeff Goldblum et Yahoo Serious.

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