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Dans le ventre du dragon

Fantasia 2010, jour # 7 : Daniel se fiance !!

Jean-Nic Labrie
15 juillet 2010


Photo : Mélanie Fortin

MONTRÉAL – De la grande classe, vraiment. Et quel coup de théâtre quand même !

Déjà, dans la file VIP précédent le programme de courts-métrages de Marc «DJ XL5» Lamothe» hier soir au Théâtre Hall, la rumeur se répandait telle une traînée de poudre. «Es-tu au courant ? Cré-moé, cré-moé pas, il y aura une demande officielle de fiançailles ce soir, juste avant le show…».

Et bien non, je n’étais pas au courant. Même ma chum Élodie, celle qui déchire vos tix depuis des années, une grande amie à moi, ne le savait pas elle non plus.

Quand Lamothe est venu prendre le micro avant le début de la projection de son désormais célèbre Smashin’ Zappin’ Party, l’un des évènements les plus populaires du festival année après année, il mettait la table pour ce qui allait venir : «Vous assisterez à du jamais vu ce soir, et là, je ne parle même pas des courts-métrages qui seront présentés. C’est pas une blague…»

Daniel, notre super-héros chéri et un grand romantique dans l’âme, a décidé de faire la grande demande à sa belle Mélanie, à genoux s’il-vous-plaît («Je suis d’abord un homme traditionnel, je te fiance d’abord, et dans deux ans, on se mariera !»), tout ça devant un public en délire, rempli d’amour, véritablement pris par surprise par cette annonce tout à fait incroyable.

My God que c’était beau à voir ! J’en ai encore des frissons.

Ovation debout, tonnerre d’applaudissements, hommage senti des trois fondateurs du festival (André Dubois, Pierre Corbeil et Martin Sauvageau), tout était là. Même Santo (beau masque, mon André !), descendu du Mexique spécialement pour l’occasion, a cru bon être là ! De la grande classe.

Pour les habitués de Fantasia, Daniel Walther, c’est l’emblème-type du festival. Tout le monde le connaît, tout le monde crie son prénom quand il vient ramasser le micro, et surtout, surtout, tout le monde l’aime. Avec sincérité. Pierre Corbeil a dit une phrase tellement forte de sens, qui veut tout dire, lorsqu’il s’est présenté à l’avant, pour rendre hommage à son ami : «Fantasia, oui c’est un festival de films de genre, mais c’est avant tout une occasion de se rassembler».

Que c’est bien dit. Daniel a choisi Fantasia, sa deuxième famille, pour déclarer son amour à sa copine, entouré de gens qu’il aime. Et d’un public qui le lui rend bien.

Certaines mauvaises langues diront que Daniel, c’est en quelque sort «la mascotte du festival». Vous pouvez pas savoir à quel point je déteste ce sobriquet gratuit. Si vous le pensez pour vrai, vous êtes de vrais connards. Mettez-ça dans votre pipe.

Et le party de XL5 lui ? Comme à chaque année, c’est toujours un peu trop long (7 courts-métrages du Dr.Tran, c’était trop), mais dans l’ensemble, je me suis bien marré.

Une valeur sûre quoi.

Larmes à vendre ?

Mardi soir, j’avais rendez-vous avec un autre volet de la série Subversive Serbie, la comédie historique Tears for sale, présentée dans un Théâtre Hall plein à craquer. Et un Mitch Davis visiblement excité de pouvoir enfin voir la version intégrale du film !

Tourné à l’été 2005, cette co-production américano-serbe, l’une des plus coûteuses de l’histoire du pays, a été présentée au public près de deux ans et demi après la fin du tournage, le film ayant trempé en salle de montage tout ce temps, dû à son énorme quantité d’effets spéciaux visuels.

Je serai franc avec vous, je me suis endormi pendant la première moitié du film….Que voulez-vous, j’étais mort. Et le fait que j’ai pu m’endormir sur des sièges aussi peu confortables, ça vous donne une idée de la fatigue qui m’accablait.

Je m’épivarderai pas inutilement : de ce que j’ai vu, j’ai bien aimé. Divertissant. Visuellement, c’est épatant, bien sûr. On aurait dit un mix entre Jean-Pierre Jeunet et Terry Gilliam. Pour l’histoire, alors là, je n’ai rien compris. Normal, je dormais câlisse !

Et croyez-moi, ce qu’elles sont belles, les femmes en Serbie. Surtout Katarina Radivojević, la nouvelle femme de ma vie, une véritable bombe…J’la veux !

* * * * * *

Ce soir, rendez-vous avec Lemmy, un rockumentary tourné sur plusieurs années, mettant en vedette Lemmy Kilmister, l’increvable leader de la légendaire formation Motörhead. Pantalon de cuir et chapeau de cowboy à moitié écrasé obligatoires, évidemment.

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Jean-Nic Labrie

Parce que le ciné c'est aussi Marcel Leboeuf, Christophe Lambert, Jeff Goldblum et Yahoo Serious.

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