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Dans le ventre du dragon

Osheaga, jour 2 : vive la crème solaire

Jean-Nic Labrie
2 août 2010

Je serai bref ; comme moi, vous avez déjà probablement lu tous les comptes-rendus possibles et inimaginables sur l’édition 2010 d’Osheaga, qui finissent tous par dire et redire à peu près la même chose. Et comme moi, vous avez passé proche d’écrire à la «journalisse» Émilie Côté de La Presse, qui a offert un papier truffé d’incongruités concernant les titres des chansons de Weezer.

Half Pipe, Surf Wax, Half-Japanese Girl, I Want you to….Kessé ça ?!? De la part d’un média comme La Presse, c’est inacceptable. Le texte de la «journalisse» est ICI.

À go, on lui envoie tous un courriel de bêtises ! Êtes-vous game ? Allez, allez !

Mon chum Alex Nô apporte son kodak, mais ses batteries sont à terre avant même le premier cliché. J’ai donc un grand total de zéro photos originales à vous offrir. C’est pas grave de toute façon, je ne prends jamais de photos lors des spectacles. Trop occupé à chanter et danser…

C’est pendant Osheaga 2008 que j’ai vu l’un des meilleurs shows de toute ma vie ; Iggy Pop et les Stooges, à genre 10 mètres de ma face. C’était magique, à la limite du surréel. Et c’est aussi pendant Osheaga, l’année d’avant cette fois-ci, que j’ai vu les Smashing Pumpkins faire ce qu’on appelle dans le jargon, «un show de marde». C’était très, très nul.

Inutile donc de rappeler que dans ce genre de truc, ça se peut qu’une performance d’un groupe que vous chérissez puisse vous décevoir, pour un paquet de raisons. Heureusement, ce n’était pas le cas hier, dans cette deuxième journée d’Osheaga 2010, remplie à ras-bord de gros canons.

* * * * *

THE GASLIGHT ANTHEM : C’était sympa, même si effectivement (je collige ici), ça fait penser au Boss.

ARIANE MOFFAT : Chu pas un fan, mais je la respecte. Bonne idée de faire Paper Planes. J’ai lu quelque part qu’elle a fait cette reprise, pour aller chercher les spectateurs anglos. Pas bête, si tel est le cas.

THE BLACK KEYS : Faut avouer qu’ils sont populaires. Le parterre était bondé ! Ça sonnait en diable.

Bon, yé rendu 5 heures. À nous les roteux !! Avant, on va remplir nos bouteilles d’eau pendant le set de Charlie Winston, pour venir catcher Cat Empire après. Sont bons live, eux. Rien à battre nous, de ce blanc-bec de Winston !

Dans l’immense line-up près de l’abreuvoir, par malheur, de la crème solaire me tombe dans les quenoeils. Cibole, ça chauffe, pas moyen de garder les yeux ouverts ; c’est là que je débuzze grave. Vais-je souffrir de cécité temporaire pour le restant de la journée ?!?! Pas des jokes. Je ne voyais rien.

On est allés se rincer dans l’espèce de bruine, à côté des urinoirs extérieurs. Ça sentait la bouse de vache par là, dégueulasse. Je suis mes potes les yeux à moitié ouverts. Et ça a comme parti, comme par magie, quand je me suis mis la face dans cette vapeur froide. Yay !! Guéri !!!

Maintenant, l’affaire, c’est que tout le monde a faim en même temps ; mon frère et moi, on se pogne du Dagwood vite fait, tandis que Phil, Seb et Alex Nô essayent la pizza conique.

J’ai alors à ce moment un vague souvenir du 20 juillet 2003 qui me traverse l’esprit…Pendant le Summer Sanitarium Tour de Metallica, je suis présent parmi les 42 000 personnes au Parc Jean-Drapeau. À 17h30, après le set de Linkin Park, LA FOULE AU COMPLET se pitche sur les 3 stands de pizza disponibles pour nourrir tous ces rockeurs. Quelle farce, alors là quelle farce mes amis !! J’attends 1h15 dans la file, pour une vulgaire pointe de pizza à peine cuite. Je peux même goûter la farine, que j’identifie comme étant de la Robin Hood. Je manque Limp Bizkit au complet, même si je m’en foutais d’eux.

Fin de l’aparthé Metallica.

Donc, on a mangé vite fait, et bien. Paraît que la pizza conique est bonne.

On retourne sur la butte. Déjà, le soleil tape moins.

* * * * *

THE CAT EMPIRE : Ça groovait, mais le band, lui, ne bougeait pas énormément sur la scène. J’ai eu une pensée pour La Compagnie créole aux Francos.

SNOOP DOGG : Je commence à être tanné d’être assis, je veux bouger, je décide de descendre dans la foule pour voir le début de son set. Je suis devenu fan de Snoop après avoir regardé son reality show à M+. Je le trouvais vraiment drôle et sympa. Et y’a pas à dire, je crois qu’il a réussi à se faire de nouveaux fans hier. Je reste le temps de 3-4 tounes, et je me flexe Scène Verte, ya Jon Spencer à 7h15 que je ne veux pas manquer pour tout l’or du monde.

THE JON SPENCER BLUES EXPLOSION : Alors là, je suis excité. Jon Spencer, je l’ai découvert il y a 10 ans, alors que j’étais en secondaire 5. Déjà, mon goût pour le rock’n'roll s’affinait à cette époque. Jamais vu ce mec en show de ma vie. Ma voisine et grande amie Élodie, avec qui j’avais vu Iggy Pop, me somme de ne pas manquer Jon : «C’est une bête». Et fuck que je suis content d’être là !! Le gars rocke solide, le band est cru, primitif, rageur…Meilleur que les Black Keys, pour moi. Je quitte à regret à 8h pour pogner la fin de Sonic Youth, et rejoindre mes potes.

SONIC YOUTH : Ça rocke. Je les avais déjà vu lors de la première édition d’Osheaga. Je ne suis pas un giga-fan, mais je les respecte énormément. Mon frère est un gros fan, lui. Il prend son pied quand le band fait deux tounes de Daydream Nation.

METRIC : Mes potes et moi, on décide de solidifier nos positions pour Weezer, on reste face à la scène de la Rivière et on se tape donc Metric sur les écrans géants, accroupis sur le gravier. Déjà la pression de la foule se fait sentir sur nous ; on reste assis le plus longtemps possible, mais inévitablement, on finit par se lever, 30 minutes avant le début du spectacle de Weezer. Emily Haines se donne, Montréal aime Metric visiblement, et vice-versa !

WEEZER : 16 années qui culminent hier soir. J’ai découvert Weezer en 1994 (comme tout le monde), j’étais en secondaire 2, grâce à la toune In the garage. J’vous raconte : ma famille et moi on était descendus à Myrtle Beach en auto pour la semaine de relâche. Sur la plage, ya des gens qui distribuaient plein de cossins aux touristes, dont cette compilation bon marché avec entres autres Sonic Youth, Hole, White Zombie, et Weezer. Je trippe sur In the garage, que j’écoute en boucle.

Le show d’hier était mémorable. Rivers Cuomo, qui ne joue presque plus de guitare, se lance partout, il est en forme, il est de bonne humeur, il en donne. Le gars yé pas cave, il a sûrement lu quelque part qu’Arcade Fire avait donné tout un spectacle la veille. Et comme son groupe clôturait le festival de cette année, il a donc décidé de donner un grand coup.

Dans les circonstances, difficile de faire mieux !! 5 tounes du Blue (My name is Jonas, Undone – The Sweater Song, Surf Wax America, Say it ain’t so, Buddy Holly). Ok, une seule de Pinkerton (El Scorcho), Rivers Cuomo a compensé avec son énergie.

* * * * *

Une super journée hier, donc. On décide de prendre le pont à pied.

Et vive la crème solaire.

7 commentaires
  • [...] This post was mentioned on Twitter by André Péloquin, BangBang. BangBang said: Osheaga, jour 2 : vive la crème solaire: Jean-Nic Labrie, sur son blogue : Dans le ventre du dragon http://bit.ly/aI5Zl2 [...]

  • Yanick klimbo T!
    2 août 2010

    Weezer en ’95, c’était au Cepsum, pas Spectrum!! Est-ce que la journaliste de La Presse a mal entendu ou est-ce une faute de Cuomo?

    Je n’étais pas présent hier…

  • Kristof G
    3 août 2010

    Coool compte-rendu Jean-Nic.

    Question-quiz: Pourquoi à HEAVY MTL, y avait-il zéro line-up pour les abreuvoirs? Il s’est probablement bu pas mal plus de bière qu’à Oshaega. :D

  • Kristof G
    3 août 2010

    Oops. Osheaga. ‘Skuzez!

  • Julie Ledoux
    3 août 2010

    Klimbo : C’est la faute de Cuomo qui a dit Spectrum… Pas facile de vieillir, faut croire.

  • Julie Ledoux
    3 août 2010

    Quoique Mlle Côté aurait pu corriger le tout… en faisant des recherches. Bon, ok, elle a eu son quota de critiques, je pense.

  • Jean-Nic
    3 août 2010

    Est-ce que vous avez été capables de déchiffrer ce que Cuomo a dit en français ? «C’est un lion maintenant ?» ou alors «C’est italien maintenant ?»

    :)

Dans le ventre du dragon

Jean-Nic Labrie

Parce que le ciné c'est aussi Marcel Leboeuf, Christophe Lambert, Jeff Goldblum et Yahoo Serious.

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