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Dans le ventre du dragon

«Cinéma québécois, l’aventure internationale» : un passionnant documentaire radiophonique

Jean-Nic Labrie
14 mars 2011

J’ai fait de la route en fin de semaine, pour le boulot. Dimanche soir, je revenais de Granby, et je suis tombé sur ce très intéressant document, sur les ondes de la Première Chaîne de Radio-Canada.

Pendant près de deux heures, la suave Marie-Louise Arsenault s’entretient avec la crème du ciné d’ici, et réussit à soutirer de formidables confidences de nos artisans sur notre cinéma : son fonctionnement, son antichambre et ses jeux de coulisses, sa place à l’international, son identité…

Denis Villeneuve, Robin Aubert, Louis Bélanger, Xavier Dolan, Carole Laure, Maxime Giroux, Jean-Marc Vallée, Denis Côté, name it…Ils sont tous très en verve, et leurs commentaires pousse la réflexion assez loin.

Je n’avais jamais réellement écouté de documentaires radiophonique de la sorte auparavant. Pour dire vrai, c’était vachement cool !

Pour écouter ce document, on clique icitte.

Bon 20e, CISM !

Question de rester dans le mood radio…

C’était au printemps 2003. Ma chum Caroline, que j’avais rencontré dans nos cours à l’UQAM un an auparavant, me fait part d’une annonce, comme quoi CISM était à la recherche d’animateurs et de nouvelles émissions pour sa grille-horaire d’été.

On a décidé de soumettre un projet d’émission. On a appelé ça Les enfoirés de première. J’avais jamais fait de radio avant, elle non plus. D’ailleurs, je me rappelle même pas de quelle manière on avait enregistré notre démo…

C’est Étienne Roy, directeur de la programmation à l’époque, qui nous avait convoqués en entrevue. On a été pris. Une semaine plus tard, on commençait, dans ce qui est probablement la pire case-horaire AU MONDE : dans la nuit de lundi à mardi, de 2h00 AM à 4h00 AM. C’est pas une blague.

Je me rappelle très bien de notre première. Les 10 premières minutes, c’était epic, littéralement. La console de mise en ondes nous paraissait tellement compliquée. On a laissé nos micros ouverts pendant une toune des Marmottes Aplaties, et on débuzzait parce qu’on était terrrrrriblement nerveux. On était tout fourré dans les lecteurs de disques…

Oh boy.

On a toujours fait l’émission en live. En pleine nuit. À 3h00 du matin, période médiane du show, on faisait un radio-roman, qu’on écrivait le soir même, dans un Second Cup pas loin de la station. On a eu pas mal de fun à faire ça.

Finalement, on a continué de même tout l’été 2003, jusqu’à temps que Candide Proulx, nouvellement nommée comme directrice à la programmation, nous offre de faire une grande traversée, pour la saison automnale. «Vous êtes trop bons pour rester de nuit !», qu’elle nous avait dit. Nice !

On se fait parachuter à 16h, donc. En plein prime. Le fun allait être encore plus le fun. Yesss, de vrais auditeurs qui nous écoute, pour de vrai !

Quelques mois plus tard, la même Candide nous offre (encore) quelque chose de nouveau : «On veut diffuser des émissions en direct du Café Chaos, on veut faire un genre de 5 à 7 avec eux, et on a passé à vous autres, ça vous tente ?»

Je m’en rappelle comme si c’était hier. On faisait notre show de radio direct sur le stage du Chaos. Franz Ferdinand venait lancer Take me Out. Et je crois que leur idée de formule 5 à 7 avait marché, y’avait du monde dans la salle qui chillait.

Le meilleur souvenir que je garde, de notre époque «Chaos» ? Caro trippait sur Jimmy Hunt, il venait de lancer son premier album (celui avec Galapagos dessus). Pendant l’une de ses interventions au micro, après avoir passé sa toune, elle call au micro : «Si tu nous écoutes, Jimmy Hunt, on aime ta musique, et passe nous voir au Chaos !».

Et il s’est pointé 30 min. plus tard. La semaine d’après, il faisait l’émission avec nous, en plus de jouer une toune, live sur la scène.

* * * *

On a fait les Enfoirés pendant 2 ans. On a décidé d’arrêter le show Caro et moi, on voulait faire de la radio chacun de notre bord.

En janvier 2005, je propose un nouveau concept d’émission, tout seul, j’appelle ça Clinique Zéro. J’étais dans un drôle de trip à ce moment-là, je n’écoutais que de l’industriel, du métal, ou à peu près. J’obtiens la case de 0h00 à 2h00 les mercredis soirs. Juste après Danko.

Je donne naissance à mon alter ego, Ludovico. C’est lui qui anime l’émission. Pendant mes micros, je fais la lecture de textes sombres, avec des sons de films d’horreur en guise de tapisserie sonore. Je passais de la musique qui s’écoutait bien la nuit. Je crois que je n’allais pas très bien à cette époque !

J’ai fait ce show-là pendant un an environ. Une fois par deux semaines, je recevais de drôles de courriels ; comme ceux d’une certaine Madame Y, qui disait, dans une prose très littéraire, se reconnaître tellement dans mon émission…C’était louche tout ça.

* * * * *

3 ans de radio à CISM, et de merveilleux souvenirs. J’ai juste envie de dire bon 20e !!

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Dans le ventre du dragon

Jean-Nic Labrie

Parce que le ciné c'est aussi Marcel Leboeuf, Christophe Lambert, Jeff Goldblum et Yahoo Serious.

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