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Dans le ventre du dragon

Fantasia 2011 : Wasted on the young / DJ XL5

Jean-Nic Labrie
29 juillet 2011

C’était un petit mercredi soir tranquille, dans la salle J.A De Sève. Le buzz autour du film n’était pas terrible, ça explique peut-être le fait qu’il restait encore plusieurs sièges (inconfortables) dans la place. Ça a commencé à 21h55 pile poil, sans présentation officielle.

Je ne connaissais pas le film diffusé au Théâtre Hall, peut-être que ça a eu un impact.

Bon, j’ai pas envie de vous emmerder et de tourner autour du pot. Wasted on the young, l’assistance a applaudi à la fin.

Ça veut pas dire que moi, j’ai frappé dans mes mains. Par contre, je mentirais en disant que je suis sorti indemne de la projection. J’ai eu besoin de quelques secondes pour reprendre mes esprits.

Wasted on the young, c’est une peinture de milieu. Une critique acide d’une certaine jeunesse bourgeoise australienne, un portrait peu flatteur d’une micro-société remplie de fils à papa laissés seuls à eux-mêmes, faces à leurs propres diktats d’enfants gâtés sans réelle autorité parentale pour contrôler les débordements.

De jeunes gens nourris à la cuillère d’argent, dans un monde où tout est permis. Comme représenter son école secondaire privée dans les compétitions de natation à haut calibre, mais quand même capable de se défoncer aux dernières drogues à la mode et de se sculpter un profil psychologique construit sur le culte de l’image.

Et gare à ceux qui osent remettre en question cette tyrannie de lycéen blasé.

* * * *

Pas un grand film parce que peu original dans ses élans scénaristiques, Wasted on the young porte néanmoins à réflexion, malgré une mise en scène gadget et tape-à-l’œil.

La réalisation, agaçante dans les premiers instants, se veut à l’image du milieu qu’elle tente de mettre en images ; elle est au service de son sujet, dans le fond. Complaisante, racoleuse, rigide, créative, léchée….tous des qualificatifs que l’on peut attribuer à cette bande de p’tits cons mal engueulés.

En regardant le film, je me disais que j’avais déjà vu la même chose ailleurs, mais en meilleur. Vous avez vu Bully ? Ce film de Larry Clark m’est apparu plus réussi. En regardant ça, je voyais aussi des relents de Gossip Girl, et de Carrie aussi.

J’ai quand même pas eu le désagréable feeling d’avoir perdu mon temps. C’est au moins ça !

Petit retour sur DJ XL5’s Rockin’ Zappin’ Party

Ça fait 3 ans que je réponds présent à ce must du festival, et à chaque fois, je remâche les mêmes commentaires. J’ai du fun, mais je trouve toujours ça trop long. Ça n’a pas changé pour cette année.

J’y vais surtout parce que je respecte Marc Lamothe au plus haut point. Le mec, membre à part entière du noyau dur du festival depuis plusieurs années (et réponse québécoise francophone à Mitch Davis, n’ayons pas peur de le dire), est un véritable passionné, et j’admire cela. Il a le Cheval Noir tatoué sur le coeur.

Un vrai chercheur de trésors, une encyclopédie de la culture et la contre-culture populaire, et surtout, il n’hésite jamais à faire de la place aux jeunes talents d’ici dans ses évènements. Bravo !

EN RAFALE (140 caractères et moins)

-URBAN EXPLORER : Un de mes espions m’a dit que c’était plate à mort. Pas pu y aller, urgence de dernière minute.

-UN GÉNIE, DEUX ASSOCIÉS, UNE CLOCHE : Je suis arrivé en retard, j’ai manqué le discours de Charlebois. Sergio Leone, Klaus Kinski, Miou-Miou, Patrick McGoohan, et notre Garou (le vrai). Pas un grand Leone, mais divertissant !

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Dans le ventre du dragon

Jean-Nic Labrie

Parce que le ciné c'est aussi Marcel Leboeuf, Christophe Lambert, Jeff Goldblum et Yahoo Serious.

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