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Dans le ventre du dragon

FNC 2011 : les choix du premier week-end

Jean-Nic Labrie
14 octobre 2011

Comme je préfère cuisiner le steak que les pommes, j’ai choisi d’aller réchauffer le mien dans le noir, en profitant d’un FNC 2011 alléchant, il va sans dire.

Je suis allé récupérer mes billets mercredi, en fin d’après-midi. Déjà, plusieurs films du programme affichaient «remplis à ras bord». Même pas moyen de négocier une place assise par terre dans l’allée, rien à faire. Debout en arrière ? Oublie-ça illico ; les amendes sont salées, si tu te fais prendre avec un surplus de gens dans la salle.

Bah, c’est pas plus grave, faut pas s’en formaliser tout de même. Y’a en masse de choix pour se faire du fun, cette année (comme à toutes les années d’ailleurs). Von Trier et Almodovar, ça sera dans le confort de ma garçonnière. J’aurais aimé voir Nuit #1 de mon amie Anne Émond, mais j’irai le voir en salles quand il sortira.

Mon programme de la fin de semaine ressemble donc à ceci :

TAKE SHELTER : Un mec normal se met à avoir de troublants cauchemars. Il rêve à des tornades. Ça l’habite de plus en plus. Il se met donc à perdre la carte peu à peu. Grand Prix du jury au festival américain de Deauville. Avec Michael Shannon. J’aime ça écrire comme dans un télégramme.

THE BALLAD OF GENESIS AND LADY JAYE : Je ne voulais absolument pas manquer ce film. Vous connaissez Genesis P-Orridge ? Artiste avant-gardiste majeur des 30 dernières années, considéré comme l’un des pères de la musique industrielle (il a fondé Throbbing Gristle), c’est un type qui a défié les limites de l’art et de la biologie. Il provoque, il est subversif, et il est intelligent. En passant, sa blonde, Lady Jaye, est malheureusement décédée en octobre 2007.

SATURDAY KILLER : Un film thaïlandais qui se décrit comme étant un «film d’action parodiqiue». Difficultés érectiles en prime. Une curiosité.

SLEEPING BEAUTY : Y’a un petit buzz autour de ce petit film australien. On raconte qu’il y a des effluves de Catherine Breillat et de Luis Buñuel qui planent dans cette première réalisation de l’écrivaine Julia Leigh. Jane Campion a trippé.

* * * *
On reconnecte plus tard, question que je commente les films mentionnés ci-haut. Entre deux bouchées de tarte aux pommes, mettons.

Pas encore de commentaire.

Dans le ventre du dragon

Jean-Nic Labrie

Parce que le ciné c'est aussi Marcel Leboeuf, Christophe Lambert, Jeff Goldblum et Yahoo Serious.

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